Comment l’hypnose peut-elle accompagner les victimes d’abus sexuels ?

Entre 2019 et 2021, les violences sexuelles ont augmenté de près d’un tiers sur le sol français. Un chiffre publié par le ministère de l’Intérieur, qui montre que malgré la prise de conscience collective, le problème des abus sexuels reste bien présent en France.

Par ailleurs, les victimes de viol font souvent face à un sentiment de culpabilité, qui les poussent à ne pas porter plainte. Pourtant, les abus sexuels sont presque systématiquement suivis d’un traumatisme, qui peut transformer le quotidien en un véritable enfer.

Mais si cette situation peut sembler insurmontable, les victimes de violences sexuelles possèdent en réalité toutes les ressources nécessaires pour surmonter leur traumatisme.
Le plus difficile reste d’accéder à ces ressources : c’est à ce niveau que l’hypnose entre en jeu. En tant que thérapie douce, cette pratique va en effet permettre d’accéder aux ressources intérieures au travers de l’inconscient.

L’hypnose thérapeutique constitue donc un levier efficace pour aider les victimes d’abus sexuels à se libérer du traumatisme vécu, et à reprendre le contrôle de leur vie.

 

 

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose fait partie de ce que l’on appelle les thérapies douces.
Le principe repose sur le fait que chaque individu possède en lui des ressources intérieures. Le rôle de l’hypnothérapeute va donc être de permettre à la personne d’accéder à ces ressources, afin de résoudre ses problèmes.

Pour cela, le praticien va amener la personne dans un état modifié de conscience. Il va ainsi pouvoir agir sur l’inconscient, afin de modifier certaines perceptions et certains schémas de pensées.

Dans le cadre des victimes d’abus sexuels, l’hypnose va agir comme un levier pour les aider à mieux gérer leur souffrance et à diminuer les symptômes associés.

 

L’abus sexuel : de quoi parle-t-on ?

Selon une étude de l’Insee, plus de 800 000 personnes, hommes et femmes confondus, ont déclaré avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles en 2019. Et si l’on s’en tient aux personnes ayant subi des menaces, des injures ou des insultes, on recense cette fois plus de 5,5 millions de victimes !
Un chiffre qui fait froid dans le dos, d’autant plus que les dépôts de plainte restent relativement faibles : 35% pour les violences sexuelles et seulement 4% pour les insultes et les menaces.

Et si la société minimise parfois ce problème, les abus sexuels sont pourtant un véritable fléau pour les personnes qui y sont confrontées. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Selon l’OMS, un abus sexuel constitue « toute atteinte sexuelle commise avec force, contrainte ou à la faveur d’un rapport inégal ». Il peut s’agir d’une contrainte verbale, visuelle ou psychologique.

Ce type d’abus entraine presque systématiquement des traumatismes : c’est à ce niveau que l’hypnose va entrer en jeu. Cette forme de thérapie douce va permettre aux victimes de reprendre le contrôle sur leurs angoisses et sur leur vie d’une manière générale.

 

Les différentes formes d’abus sexuels

Le terme d’abus sexuel est relativement vaste et peut regrouper des réalités très différentes. Certaines sont considérées par beaucoup comme mineures, d’autres comme étant bien plus graves.
Néanmoins, pour les personnes qui en sont victimes, toutes les formes d’abus sexuels peuvent entrainer un traumatisme à différents degrés.

Les violences sexuelles peuvent être d’ordre physique : attouchements, masturbation, baisers, rapport sexuel, etc. Il peut également s’agir de comportements d’exhibitionnisme ou de voyeurisme.

Les violences morales et psychologiques sont également considérées comme une forme d’abus sexuel : harcèlement moral sexiste, menaces, insultes, affichage pornographique, harcèlement verbal ou non verbal, etc.

Quelle qu’en soit la forme, les violences sexuelles sont particulièrement traumatisantes pour les victimes. Nombres d’entre elles ressentent également un sentiment de honte et de culpabilité, qui les poussent à ne pas porter plainte et à se replier sur elle-même.

 

L’hypnose et l’état de stress post-traumatique (ESPT)

L’état de stress post-traumatique est un trouble qui se développe lorsqu’une personne est confrontée à une grande détresse. Il est donc très fréquent que ce trouble se manifeste à la suite de violences sexuelles.

Le syndrome de stress post-traumatique se caractérise par un état de stress intense, qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois. Les victimes sont également souvent confrontées à des flash-backs ou des cauchemars, qui vont leur faire revivre la situation en boucle.

Face à ce trouble anxieux, l’hypnose constitue une aide précieuse : elle va aider les victimes à surmonter leurs peurs et leurs angoisses.

Au cours des séances, l’hypnothérapeute va chercher à amener la personne dans un état de conscience modifiée : un intermédiaire entre l’éveil et le sommeil.
Il va alors pouvoir interagir avec l’inconscient, afin de permettre à la victime de puiser dans ses ressources intérieures. Celle-ci va ainsi apprendre à se délivrer petit à petit de ses émotions négatives.

 

L’hypnose et les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil sont le deuxième trouble le plus courant auquel sont confrontées les personnes victimes de violences sexuelles.
Ils sont souvent dus à une activité intellectuelle intense : la personne ressasse les événements, s’interroge et réveille ses angoisses. Le manque de sommeil peut alors provoquer de l’épuisement, sur le plan physique et mental.

Encore une fois, l’hypnose s’avère être une thérapie particulièrement efficace pour ce type de trouble. Elle va permettre d’apaiser l’esprit et d’interrompre le fil des pensées.
Il suffit en général de quelques séances pour permettre aux personnes de réduire leurs insomnies et de retrouver un sommeil serein et réparateur.

 

L’hypnose : une aide complémentaire à la psychothérapie

Aujourd’hui, l’hypnose est de plus en plus reconnue comme un outil thérapeutique efficace dans le monde de la médecine. Elle peut être pratiquée seule, ou en complément d’une autre forme de thérapie.

L’hypnose s’avère être un outil précieux pour les victimes de violences sexuelles. Elle peut leur permettre de surmonter les blocages psychologiques liés à cette expérience traumatisante.

Il est bien sûr tout à fait possible de suivre des séances d’hypnose en complément d’une psychothérapie. Face à certains symptômes, les victimes peuvent également pratiquer l’auto-hypnose. Elles bénéficieront alors des outils adéquats pour mieux gérer leurs émotions au quotidien.

 

 

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